• A l'heure du déjeuner, une de mes collègues, Ermelinda, m'a proposé un petit restaurant thaïlandais dans le XVIème. En grand amateur de cuisine asiatique, j'étais impatient d'y aller !

    Arrivés dans la rue La Fontanie, nous cherchons « Chez Nelly ». Gauche, droite, rien... Si ! Là, une minuscule devanture qui ne fait pas plus d'un mètre de large. L'entrée ne paie pas de mine, et pourtant...

    Une fois à l'intérieur, tout change. Le sourire de Nelly (est-ce son vrai nom ?), le service propre et discret de son mari, les drôles de luminaires en tissu qui pendent dans les 10 m² de la salle. L'ensemble est charmant ! Mais la place manque, et nous patientons dix minutes afin d'avoir une table.

    Coup de c?ur pour l'affiche : « Toi demander crédit. Moi pas donner crédit. Toi fâché... Moi donner crédit. Toi pas payer. Moi fâché... Moi préfère toi fâché. » On rit, on aime déjà !

    Je n'ai malheureusement pas goûté le plat d'Ermelinda, et ne me rappelle plus du nom. En revanche, j'ai gardé l'agréable souvenir de ma brioche à la viande, généreuse et bien garnie ! Mes yakitori (brochettes de viande avec une sauce sucrée) étaient parfaits, du b?uf sucré, quel régal ! Et mes raviolis vapeur à la crevette, avec la petite sauce maison qui adoucit l'ensemble... Un repas tout en velours de vapeur, dans la plus grande simplicité, avec un plaisir authentique.

    La cuisine est faite maison, et on peut apprécier les bières chinoises, japonaises, thaïlandaises... Pour le coup, j'ai plutôt opté pour le jus de litchee, bien frais ! Ne manquait plus que la musique traditionnelle dans des hauts-parleurs bousillés, le savoureux cliché aurait été parfait. Quoique non, la salle est trop petite pour cela, mais je suis sûr que les plats ont le même goût à emporter !

    Pensez à réserver !

    Chez Nelly
    39 Rue La Fontaine
    75016 Paris
    Tel : 01.40.50.66.23


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  • En visite au château de Durtal ce week-end pour le tournage d'un clip (Ze Star, du groupe Ash Alvez), il fallut bien sustenter l'équipe. La pizzeria Durestal nous sembla l'endroit rêvé. Un rêve qui tourna au cauchemar...

    Huit gaillards avec la faim au ventre, ça promet une belle addition. Le patron a surtout vu 8 empêcheurs de regarder le match France - Uruguay. Mais bon, il faut bien vivre alors le voilà qui s'amène : "On ne sert qu'à manger, et j'vous préviens, ça risque de prendre du temps parce qu'on a beaucoup de monde." Un regard alentour, le restaurant est vide... "Beaucoup de commandes à livrer, avec la Coupe du Monde, vous voyez... Mais y'a un autre restaurant plus loin là-bas si vous voulez manger vite !"

    Encore un peu et il nous insultait. Nous avons passé commande, restant polis malgré tout. Le devoir appelant, et l'attente se faisant longue (15 min dans un restaurant vide, et pas un seul coursier pour livrer les "commandes"), nous avons décidé de prendre à emporter pour rejoindre au plus tôt le château.

    "Eh Michel, c'est que maintenant qu'ils me disent que c'est à emporter ! Non mais vous vous moquez de moi ?" J'admets que l'affront fut considérable, d'autant plus que nos pizzas n'étaient pas encore prêtes. Alors qu'il avait sorti les assiettes et tout...

    Tout ce ramdam pour finalement déguster des pizzas trop cuites, trop huileuses, trop sans goût. On aurait dû manger les cartons d'emballage, ils auraient sûrement été meilleurs. Adresse et patron à éviter absolument.

    Par contre, le château de Durtal est absolument splendide !

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  • Envie d'une bonne salade ? La brasserie Le Cristal, dans le VIIIème arrondissement de Paris, est le lieu rêvé !

    Non loin du boulevard Haussmann, la devanture orange du Cristal rappelle la chaleur du sud, et pour cause, sa carte se veut dévouée au sud-ouest ! En ces premiers jours de chaleur, je pris soin de réserver : l'endroit est souvent plein !

    Le service est net, propre, un brin nerveux mais c'est le sud qui veut cela. Et rapide ! Pour me remettre de la mésaventure du Longchamp de Carcassonne, je commande une Biquette tandis qu'une amie se fend d'une Salade du cristal.

    Copieuses, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Les produits sont frais, archi-frais, que demander de plus en ces jours de cuisson estivale ?

    La Biquette (salade, tomates, toast de chèvre chaud, pommes sautées) me prouve qu'il est encore possible de trouver une vraie salade de chèvre sur Paris. La salade croque, les tomates sont fraîches, le chèvre fond délicatement... Vous rêvez ? Non je vous assure, ça existe encore, à la perfection !






    La Salade du Cristal (salade, tomates, saumon fumé, crevettes, pommes à l'huile) se rapproche des côtes avec une spécialité poissonnière. Le plus : le saumon fumé accompagné des pommes à l'huile. Pas très régime, mais il faut savoir se faire plaisir parfois !

    Surtout qu'à 9,90 ? une salade pareille, ça donne envie d'y retourner !


    Seul petit bémol : il y a beaucoup de monde dans peu d'espace, on s'entend difficilement.

    Brasserie Cristal
    27 Rue Vignon
    75008 Paris
    01.47.42.46.53

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  • Une petite brasserie qui semblait avoir tout pour elle : une entrée en fer forgé ravissante, la terrasse ensoleillée, des serveurs un peu "djeun's"... Fuyez devant l'illusion !

    Carcassonne avec des amis, été 2009, brûlant. Le Longchamp nous offre un peu d'ombre, et, nous l'espérions, l'accueil si spécifique du sud. Accueil qui se fit désirer presque vingt minutes.

    Un serveur débraillé, puant l'alcool, nous apporte du pain pour patienter. Rassis. Le pain, le serveur aussi. Qu'à cela ne tienne, je commande une salade de fruits de mer et une crème brûlée lorsqu'il revient, enfin. "On n'a plus ça en stock !"Ah... C'est embêtant de ne pas l'avoir précisé quand vous m'avez donné la carte ! Tant pis, une salade de chèvre aux amandes et une grenadine, cela suffira. Le temps que le bonhomme me raconte la raison de sa gueule de bois (je n'ai rien demandé), je constate un manque certain d'entretien de la terrasse, des tables, de la façade... Miam.

    Trente minutes plus tard. Ma salade arrive. Aux noix. "Y'avait plus d'amandes alors il (le chef sûrement) a mis des noix, c'est pareil !" Et mon gredin de serveur qui repart en imitant la chèvre. Au moins, la salade est fraîche et le chèvre a un vrai goût de chèvre. Seul bon point.

    Vient le moment de payer. Habituellement, je n'en parle jamais, mais au cas où... Il y a des voleurs partout ! Un ami donne donc sa carte bleue, et voit monsieur s'en retourner... avec sa carte ! Il court après, récupère sa carte, paie et nous fichons le camp. Un coin de Paris dans Carcassonne, mais pas le bon coin !

    Le Longchamp
    20 Place Carnot
    11000 Carcassonne
    04.68.25.15.22


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  • L'ancien élève de Joël Robuchon ouvrait son restaurant en avril dernier. Un mois après, j'y entre, curieux, pour découvrir une cuisine soignée dans un cadre sobre. Bonne pioche !

    La devanture est sobre mais chic. C'est Maud Lesur, la décoratrice du restaurant de Joël Robuchon, qui s'est chargé d'aménager celui de l'élève. Tout de noir et de crème, l'entrée impressionne et l'intérieur transpire l'austérité.

    La première impression passée, j'admets qu'on est bien installé. La salle est bien éclairée, les tables sont à une distance correcte les unes par rapport aux autres... C'est parti !


    Qu'on ne se leurre pas, on s'attaque à de la cuisine gastronomique ! La carte propose de jolis mets : oeuf de poule cuit laqué façon piperade, tourteau dans une gelée acidulée à l'avocat, crémeux aux fruits de la passion... Les prix suivent. On va de 30 € à 40 € pour les entrées, tandis que les plats oscillent entre 60 € et 90 €. La carte des vins accompagnent en conséquence. Ce sera le menu du déjeuner à 38 € pour moi !
    Du pain frais, du bon beurre pour mettre en appétit, esprit français oblige ! De première qualité s'il vous plaît. L'amuse-bouche suit : verrine de foie gras avec son émulsion de parmesan. Très fin, tendre au palais, le foie gras adoucit le parmesan très salé. Après cela, je m'attends à un repas musclé !

    Mais il n'en sera rien. L'entrée arrive : chairs de saint-pierre au citron et à la coriandre.N'étant pas un grand fan du poisson, j'appréhendais. J'ai eu tort ! Le poisson rafraîchit de par son petit lait de coco ; tandis que l'ensemble est relevé d'une pointe d'acidité par des morceaux de citron confit et la coriandre. Mais rien à voir avec l'amuse-bouche, je suis presque déçu. Presque.


    Arrive le plat principal : ris de veau aux carottes, aromatisé à la blette.
    Cuisson parfaite. La viande est presque fondante sur la langue. Les carottes sont juste assez cuites pour rester croquantes et fraîches. La blette accompagne le tout d'un petit goût amer. De petits carrés de sauge ravivent encore le goût. Une touche fraîche et forte qui relève l'ensemble, mais un peu lourde à la longue. Ajoutez à cela un fond de veau pour épaissir la viande, presque flottante mais savoureuse. Encore une fois, aucun rapport avec l'amuse-bouche si puissant, mais à ce niveau, ce n'est plus qu'un détail.
     

     

    Là, c'est mon moment préféré du repas : le dessert ! J'opte pour une coupe de fraises avec son sorbet aux herbes (menthe, persil plat et coriandre). Déçu...
    Les fraises seules sont succulentes, sucrées à point malgré la saison. Le sorbet se laisse déguster par petites portions. Les deux ensemble... Il n'y a plus de goût. Le sorbet couvre totalement la saveur des fraises, le mariage est raté, je prononce le divorce !

    Mon compagnon de table, Jean-Philippe Durand, a choisi le sablé au citron avec sa boule de glace au citron. Apparemment fameux !


     

    Dans l'ensemble, un repas savoureux, harmonieux, un bon repas ! Un brin plus épicé pour suivre l'amuse-bouche, un rien qui manque presque mais on se régale. Je m'attendais à des portions moindres pour de la cuisine gastronomique. Quant au dessert... Dommage, vraiment dommage !

    Frédéric Simonin
    25, rue Bayen - 75017 Paris
    01.45.74.74.74
    Ouvert du mardi au samedi
    Déjeuner : 12 h 00 -14 h 30
    Dîner : 19 h 30 - 23 h 00
    Métro Ternes, ligne 2

    Retrouvez mes autres articles sur le site maison.com, dont cette critique un peu plus développée ici.


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