• Après une dure matinée de labeur, beaucoup se ruent à la boulangerie du coin en faisant fi des restaurants à la sempiternelle devanture rouge bordeaux, et avec raison pour la plupart. Mais avec les collègues, nous avons souhaité laisser sa chance au restaurant italien La Zuppiera.

    L'endroit est plein, et pour cause, on se bouscule dans tous les coins tant l'endroit est étriqué. Avec ce temps maussade, pas question de prendre la terrasse d'autant plus que nos amis fumeurs en ont déjà investi la moitié. Ils sont trois, nous sommes six, on se marche littéralement dessus. A défaut de croiser les jambes, on croise celles de ses voisins, bonjour l'intimité. Mais le service est sympa, rien que pour cela, on lui laisse une chance. Je regretterai ma pensée une fois le déjeuner terminé, ayant pris un menu dans la figure et esquivé trois assiettes durant le service.

    Un spaghetti bolognaise pour moi, des pizzas et un "Juste Equilibre" pour ma collègue au régime ultra-protéiné. Elle demande de remplacer la garniture par des haricots verts, aucun souci. Le juste équilibre tient en une assiette de boeuf flanqué de haricots donc. Le régime est respecté mais la qualité un peu moins : le boeuf est nerveux, les haricots un peu trop verts. Rungis semble loin...

    A côté, les pizzas ont l'air succulentes (je regrette de n'avoir pris mon appareil photo), bien qu'un peu brûlées sur le côté. Qu'à cela ne tienne, on est assez grand pour ne plus finir la croûte, mais qu'en est-il des fanas de pâte cuite ? Et voici mon spaghetti qui arrive. Sans cuillère. Sommes-nous vraiment dans un restaurant italien ?

    Au moins, il y a du parmesan, mais la vilaine surprise : du parmesan surgelé ! Je crie à l'hérésie, mais finit mon plat, il fait faim tout de même. Pas difficile de faire les mêmes chez soi. Je suis déçu, pourtant mes collègues apprécient leurs pizzas et même les haricots semblent meilleurs. Presque.

    Au final, rien de plus qu'un sempiternel restaurant parisien qui se donne un genre. Seule l'addition vaut le coup d'y jeter une papille : 63 € pour 6 plats.


    La Zuppiera
    154, avenue de Wagram
    75017 Paris
    01.46.22.80.10


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  • Vous savez, ce coin de sud qu'on cherche tous dans la grisaille de la capitale ? Je l'ai trouvé, pour de vrai ! Récit d'un album souvenir avec les collègues de selectionrestaurant.com, des presque-vacances en un repas...

    Juste à côté du Palais des Congrès, le restaurant Le Sud se cache derrière quelques arbres trop feuillus. Dommage, il est vraiment à peine visible ! La petite terrasse ne paie pas de mine au premier abord. Pourtant, elle est toujours pleine au premier rayon de soleil, nous assure Colette Ragot, la directrice du restaurant. Des haut-parleurs nous rappellent le chant des cigales, les oiseaux pépient gaiement, on croirait presque au naturel !

    Une fois à l'intérieur, c'est le choc des cultures. Au sol, tomettes en terre cuite, céramiques safran, les murs se teintent de même. Chacune des cinq salles s'habille selon son thème : le « Jardin » a droit à un olivier et deux orangers,



     

     



    la « Grange » se pare d'une fourche et autres pots au lait, le « Marché aux fleurs » a droit à la tonnelle fleurie et enguirlandée (dommage, je n'ai pas de photo). Restent le patio, en hauteur, baignant dans la lumière, mais il y fait déjà trop chaud pour y manger ;

     

     

     



    et la « Salle à manger » où le romantisme règne : table devant la cheminée en été, ou table avec fenêtre donnant sur le « Jardin » en été. Un brin de soleil pour éclairer le tableau, les cigales et les oiseaux, vraiment, on s'y croit !



     

     



    Le linge Souleiado s'accorde dans un arc-en-ciel de couleurs aux murs, la vaisselle suit le même chemin. Notre serveuse a l'accent du sud, elle est pourtant parisienne et s'en étonne encore : « Je l'ai attrapé, depuis le temps que je travaille ici ! » On apprécie, le sud ne serait plus le sud sans l'accent chantant.

    A table, l'entrée se décline en un plateau garni : tapenade, fougasse aux olives, totis (mini-tartines ultra-moelleuses), poivronnade, gâteau de tomate confite avec mozzarella... Le tout accompagné d'un verre de vin d'orange, qui n'est autre qu'un rosé mélangé à des épices et du jus d'orange. Le vin est fortement dosé, peut-être un peu trop, heureusement que les plateaux d'entrées sont conséquents, et succulents ! On retrouve la cuisine du sud, salée à souhait et tout en légèreté.




    Le plat de résistance ne se fait pas prier, ce seront des petites côtes d'agneau accompagnées de haricots croquants. La viande se fait douce en bouche, tandis que les haricots durcissent un peu le plat, mais sans l'écorcher. Encore une fois, la légèreté est de prime. Une surprise alors qu'on connaît le sud pour sa bonne chère grasse, mais délicieuse (cf le cassoulet). Les préjugés ont la vie dure, le restaurant Le Sud en fait de la compote, et de la bonne !


    Au passage, voici les plats de mes collègues :
    Assiette de poissons pour Ermelinda

    Loup bio du Frioul (bourré d'arêtes, mais très goûtu)

    Bourride pour Christine (c'est une bouillabaisse revenue à l'aïoli, et je parle bien sûr de la bourride, pas de Christine)







     

     



    Brandade de morue pour Colette Ragot (extra)

    Parmigiana d'aubergines à l'agneau pour Sébastien (tellement bonne que je regrettais presque d'avoir pris mes petites côtes d'agneau).








    Le dessert arrive sous la même forme que les entrées, en plateaux garnis.

    Pour ne citer que les spécialités, les bonbons du sud se dégustent avec le plaisir d'un gosse. La pâte feuilletée recouvre un fruit sec enrobé de pâte d'amande, on se surprend à jouer à deviner sur quel fruit on tombe. Le baba au limoncello (pas de photo non plus...) accompagné de son sorbet au citron représente au mieux l'Italie, frais et puissant. Petit bémol pour la panacotta un peu trop dense, mais pas assez pour gâcher le plaisir du goût.

    M'étant resservi plusieurs fois, mes compagnons de table ayant déserté sans prendre leur part, je m'attendais à me sentir ballonné. Que nenni ! Agréable surprise des plus méritoires. Le Sud nous plonge dans l'ambiance cigale et soleil, et nous emmène goûter à la Côte d'Azur... Du plaisir dont on aimerait profiter à l'infini !

    Le Sud
    91 Boulevard Gouvion-Saint-Cyr
    75017 Paris
    01.45.74.02.77


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  • Max Y Jeremy deuxième du nom, bar à tapas basque, a ouvert ses portes à deux pas du métro République, à Paris. Quatre mois après son ouverture, j'ai eu l'opportunité de le tester avec Ermelinda. A essayer absolument !


    Accueil chaleureux, avec sourire et teint bronzé ! La déco est typiquement basque, donc rouge. Véritable coup de coeur pour le lustre en bouteilles sur fond d'un gigantesque lauburu (la croix basque)... rouge forcément.

    Pas de carte ici, les ardoises sont tenues au jour le jour. Il y a du choix, et du bon ! Tapas au jambon « Bellota » affiné plus de 40 mois, croquetas au jambon cuit ou cru, gaspacho, etc. Voilà qui donne envie, et puisque l'ambiance s'y prête, commençons par un petit cocktail maison ! Le barman nous propose les spécialités : un Besito del Diablo et un Mojito Royal. Respectivement, cela donne une caïpirihna et un mojito agrémentés de purée de fraise.

    Voici nos cocktails servis dans des... pots à confiture ! Max aurait eu l'idée à l'origine, pour des cocktails rapides et originaux. Au passage, la purée de fraise adoucit le cocktail juste ce qu'il faut, c'est un délice. Tout à coup, j'ai hâte de goûter la suite.

    Le chef Leonardo Barrio nous sert en personne ses croquetas au jambon cru. Simplicité et efficacité, le jambon a du goût mais on s'attendait à plus de croustillant pour une croquette. Ni une, ni deux, le chef nous fait l'honneur de préparer illico presto de nouvelles croquetas, cette fois au jambon cuit. En plus d'une coûte craquante au possible, leur goût s'en trouve affirmé par la cuisson du jambon. Et ce n'est que le début...



    Tandis que nous savourons ses créations, Leonardo rejoint notre tablée le temps de nous faire part de son expérience et de sa vision de la cuisine. Après avoir travaillé quatre ans en Espagne auprès des plus grands chefs, il officie aujourd'hui à Paris, dans sa propre cuisine. Sa passion, son envie, c'est « une cuisine simple, où trois ingrédients font un plat, mais qui vous procure le même plaisir que d'autres plats compliqués. »

    Comme pour illustrer son propos, il nous sert ses Gambas al ajillo. Trois brochettes de grosses crevettes saupoudrées de piment d'Espelette, surmontées d'une fine lamelle d'ail légèrement revenu à la poêle. Ajoutez à cela un mince filet d'huile d'olive espagnole, la meilleure forcément, et c'est tout. Le piment réchauffe le palais, suivi de très près par la fraîcheur de la crevette, le tout embaumé par l'ail qui laisse en bouche une envie d'en reprendre. On tire sur la paille de son cocktail, encore une bouchée, fraîche moiteur.


    A 20 h, la salle se remplit à vitesse grand V ! Mais Leonardo ne se laisse pas débiner. Il enchaîne avec ma tapa préférée du repas, de loin : le magret de canard à la fraise saupoudré de gros sel. Il affirme : « Je cuisine jusqu'à voir des étoiles dans les yeux de mes goûteurs ! ». Je confirme, plutôt deux fois qu'une ! Avec un morceau de fraise, le magret se révèle d'une douceur infinie, on croirait déguster une mousse à peine salée. Juste avec le jus de fraise, cela donne une viande parfumée, très légère. Les friands du sucré-salé seront ravis, les autres conquis.


    Le repas se poursuit avec une tortilla. oeuf, pommes de terre en petits quartiers, oignons confits pendant cinq heures. Une cuisine simple, encore et toujours. La cuisson est parfaite. On fond littéralement pour le coeur d'oignons (et non pas d'artichaut), j'ai juste eu le temps d'y goûter qu'il a disparu dans le gosier d'Ermelinda ! Amateurs d'oignons, la tortilla de Leonardo est votre plat !




    Arrive le poisson. Quelque chose me dit que ce chef n'a pas fini de me surprendre. Turbot aux asperges avec sa voilette en galette de riz. Délicat, comme une demoiselle qui repose sur des petits coussins verts, on ose à peine l'effleurer de sa fourchette. Le poisson flotte un moment sur la langue, puis fond comme neige au soleil lorsqu'on croque ses petites asperges. La voilette sert surtout à la déco, mais fait partie du jeu. « Parfois, une petite touche de magie suffit à rendre un plat inoubliable ! » nous confie-t-il avec un sourire.


    Enfin, il est temps de passer au dessert. Dans une grande assiette, quatre petites choses : un brownie au chocolat blanc, un autre au chocolat noir, plus un riz au lait et un tiramisù tous deux coiffés d'un cigare. Un ensemble simple, savoureux, surtout le tiramisù aux Spéculos broyés (les Italiens crieront à l'hérésie) qui se pare d'une robe de sucre sur un corps de café. Oh la belle ! La grande surprise de ce dessert reste cependant le brownie au chocolat blanc. Le chef en fait un voyage immaculé, aérien, lui conférant son arôme sans l'énormissime dose de sucre. Un must-taste !

    La note se fait douce pour deux personnes : 31 € sans les cocktails, lesquels oscillent entre 8 et 10 €. Rassurez-vous, les bières du pays et les softs tournent plutôt dans les 4 €.

    Nous repartons délicieusement repus, avec l'assurance d'y revenir nombreux ! Chaleureux, c'est le mot pour Max Y Jeremy !

    Max Y Jeremy
    6, rue Charles François Dupuis
    75003 Paris
    Tel : 01.42.78.00.68


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  • Une adresse incontournable pour ceux qui ont trois heures à perdre et un estomac en béton armé.

    Le Patio Opéra est l'un des deux restaurants Patio de Paris. On le trouve, comme son nom l'indique, près de l'Opéra Garnier, mais inutile de vous en rappeler. Alors que la déco du restaurant et de la « cantina » s'avérait prometteuse, le patio s'avère plutôt pauvre : quelques plantes vertes, un sol en lattes de bois, de grands parasols ouverts (il est 19h30, cherchez l'erreur). Pas de musique, pas d'éclairage.

    Passons sur la carte écrite en italien et en corse, le service limite poli et les chaises trempées. Il aura fallu trois heures pour nous servir un entrée-plat-dessert, donc prévoyez votre soirée !

    La salade de poulpe ne ressemble à rien, visuellement comme gustativement.
    Quant à la tomate-mozzarella, rien à dire, sinon qu'il est facile de couper une tomate en huit et de l'encercler de mozzarella.

    Pas de couteau. Les plats sont massacrés à l'avance, on a dû croire que point trop n'en fallait. Ah non, c'était un oubli. Heureusement que nous étions annoncés...

    En plats : une pièce de b?uf de qualité médiocre, et un cochon de lait rôti au miel, où il fallait chercher le miel dans le gras.

    Il fait nuit à présent, et toujours pas d'éclairage ("voyez" vous-même)
    Les glaces se mangent dans une ambiance froide. Trop sucrées, elles restent sur l'estomac.

    L'addition : 40 ? sans les boissons. Ça fait cher la mal-bouffe. Finalement, le restaurant Patio Opéra, c'est comme une rupture, mais avec la restauration. Ça fait mal sur le coup, mais on en rit en y repensant. On en rit jaune.

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  • J'ai eu la chance de faire la connaissance de Marie-Laure de Vienne, collègue sur maison.com, en savourant un petit déjeuner chez Bread & Roses, Paris VIIIème. Deux chances en une !

    Bread & Roses, c'est une boulangerie bio ET gourmande, très important de le préciser. Vous y viendrez pour vous faire plaisir, et rien d'autre. Pas question d'y passer un mauvais moment, tous les produits sont bio, faits à la main et à la demande. Le patron les sélectionne au gré de ses voyages et de ses découvertes. J'en ai goûtés tellement que leur nombre m'échappe, mais je puis vous affirmer une chose : je m'en suis fait sauter les boutons de chemise !

    L'enseigne ouvre à 8h, nous y sommes pour 08h25, et les viennoiseries ne sont toujours pas arrivées... Bon ça arrive, mais dommage que ce soit le jour où deux ventres sur pattes se ramènent !

    Ce petit désagrément passé (il est 08h50 tout de même), nous goûtons enfin aux petits pains... Le pain aux raisins est excellent, bio et artisanal. Les amateurs de tartines se jetteront sur le pain anglais, et plus jamais ne diront « c'est pas la taille qui compte » ! Des tranches d'un excellent pain aux céréales grandes comme ça, recouvertes de beurre d'Echiré et de confiture... Et je ne vous ai pas encore parlé de la brioche, grande comme ça aussi !

    Petit bémol pour le chausson aux pommes, il m'a fallu trois bouchées pour arriver à la compote, excellente néanmoins.

    Nous finissons notre repas avec un somptueux, le mot est justement pesé, macaron framboises-ciboulette. Les framboises aussi sont grandes comme ça ! Le macaron lui-même avait la largeur d'une disquette !

    En bref, je conseille Bread & Roses pour sa qualité et sa profusion. J'ai enfin trouvé le temple de la gourmandise, et j'espère qu'il vivra pour toujours ! Dès que j'ai 6 ? à mettre dans un macaron, ou 7 ? dans un chocolat.

    Retrouvez sur maison.com la critique du Bread & Roses par Marie-Laure de Vienne, plus exhaustive que la mienne !


    Bread & Roses
    25 rue Boissy d?Anglas
    75008 Paris
    Tél : 01.47.42.40.00
    Ouvert du lundi au samedi

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