• Montmartre reste définitivement mon quartier préféré de Paris. Il fait bon s'y promener, par beau ou mauvais temps, puis s'en jeter un ou deux (trois pour les durs) et finir par un bon petit resto.

    Ma balade du soir m'a conduit à La Crémaillère. La déco est véritablement 1900, Art Nouveau, arabesques articulées sans minauderies autour de grands miroirs. Dès l'entrée, le piano porte à nos oreilles sa douce mélodie parisienne. Nous sommes à Montmartre.

    L'ambiance à la bonne franquette peut déplaire à certains, notamment le serveur qui vous tutoie presque. Soit, c'est le lieu qui veut cela. Deux menus : les chansons et les repas. Je « commande » ma première chanson (Complainte de la butte, tant qu'à faire), j'en frétille comme un gamin à qui on va faire un cadeau. Impeccable.

    Là où tout déraille, c'est au niveau de la cuisine. Le menu Renoir à 18 € m'a semblé sympathique, avec un verre de vin à 4,50 €. La catastrophe est là...
    La soupe à l'oignon croustillante ne croustille pas. On me la serre dégoulinant de son bol, c'est tout sauf ragoûtant. Mais bon, ça passe.
    Vient le bœuf bourguignon. Le vin n'est pas cuit, sacrilège ! Ça pique, ça écœure presque et c'est vraiment dommage car l'ensemble aurait été très bon sinon. Je goûte à mon verre de vin rouge, histoire de faire passer l'autre. Trop jeune, trop piquant, je me demande même s'il ne vient pas de la même bouteille que celle du bœuf bourguignon. Préférez y aller à plusieurs pour prendre une bouteille, il y a un joli choix.
    Vient enfin le dessert, un bavarois à la framboise. Gélatineux à souhait, mais pas tendre, pas doux, pas bon. Je suis déçu.

    On n'y viendra que pour l'ambiance, ou pour se faire une bonne bouteille entre amis. L'été, ce sera soirées guinguette et artistes en folie ! Là au moins, on n'est pas obligé d'y manger pour danser et taper des mains. En hiver, on tape plutôt du pied... Allez plutôt à La Bonne Franquette pour une soirée sympathique à Montmartre !


    La Crémaillère
    15, place du Tertre
    75018 Paris
    01.46.06.58.59

    Crédits photo : Travel with Terry


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  • En passionné de chocolat, je me devais de faire un grand tour du Salon du Chocolat. Quatre heures n'ont pas suffi pour faire la moitié du salon, c'est immensément grand, et immensément gourmand... Gare à la crise de foie (dit-il) ! Mais trêve de plaisanteries, je vous ai préparé une petite sélection des stands à ne pas manquer, non exhaustive donc n'hésitez pas à partager vos propres découvertes !


    La surprise pétillante de la soirée se trouve au stand de Charles Chocolartisan, c'est la pâte à tartiner qui crépite !
    Le temps de laisser la pâte fondre tendrement sur la langue, des petits morceaux se libèrent et là... Paf ! On sent littéralement les petits grains exploser sur le palais comme un feu d'artifice, c'est juste incroyable ! Au même stand, la pâte à tartiner au piment d'Espelette s'est également révélée très surprenante, idéale pour une entrée très originale. www.pateatartiner.fr




    Une autre spécialité rigolote, juste à droite lorsque vous entrez : les confitures politiques du Furet Tanrade. Si vous avez envie de Ségolène Royal (façon de parler), ce sera une gelée de gingembre et de cannelle. Jacques Chirac est représenté par une confiture de pommes aromatisée à la Corona. Pour Jean-Louis Borloo, ce sera une gelée de Beaujolais Nouveau... On rit beaucoup, et les confitures sont succulentes en plus d'être originales. www.le-furet-tanrade.fr



    A goûter également, l'Espérantine de Marseille, un chocolat à l'huile d'olive. Celle-ci remplace les matières grasses végétales utilisées dans la fabrication du chocolat, ainsi qu'une partie du sucre. On obtient une douceur légère, avec un petit accent d'olive qui fait chaud au cœur. www.esperantine-de-marseille.com





    Amoureux du sucré-salé, allez tout au fond du Salon pour trouver les foies gras Grolière. Ce n'est pas tant ce produit qui nous intéresse, mais les confitures qui les accompagnent. Au choix : chutney de figues ou oignons confits... au chocolat bien sûr ! Ma préférence va au chutney de figues pour leur note bien fruitée, mais les oignons confits s'accordent tout aussi bien au chocolat, et au foie gras. PS : leurs rillettes de canard sont excellentes, pensez-y si vous avez un petit creux. www.foiegras-groliere.com




    Je finis cette sélection avec un stand un peu sérieux, qui allie la fantaisie de l'or et la beauté du don.



    La Chocolaterie de Puyricard vous propose de graver votre nom sur un chocolat doré à l'or fin (1 micron). C'est beau, c'est bon et on s'amuse délicatement à customiser son chocolat. Prenez le temps d'admirer la sculpture en chocolat, également dorée, qui exprime la solidarité de par ses deux mains empoignées. Pour la petite histoire, Michel Palarielle (photo) met en place au Vietnam des emplois dans la filière cacaotière en direction de victimes de la dioxine. Soudainement, on savoure davantage... www.puyricard.fr


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    Pressé par le temps, on cherche tous à midi la petite gargote qui saura nous sustenter vite et bien. Si vous êtes dans le coin de Levallois-Perret, faites un tour au croisement de la rue Voltaire et de la rue Carnot. Au Pain Quotidien fait partie de ces boulangeries sympa où les sourires se font écho, mais pas que. Sandwiches bien garnis, plats bien variés et desserts originaux, c'est peu de le dire !

    Entendez par là des éclairs à la fraise tagada ou au coquelicot, et une religieuse à la framboise, pour ce que j'ai pu goûter. Ces parfums inhabituels surprennent agréablement, on change du bon vieil éclair au chocolat. Petit revers de la médaille : ces douceurs se révèleront peut-être trop sucrées pour certains non-aficionados. Un petit moment de plaisir, ça se savoure bien au triple non ?
     
    Coup de coeur : la bébé formule sandwich + boisson + dessert improbable = 6,60 €
     
    Métro Anatole France, ligne 3.

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  • En sortant de l'espace Dalì avec des amies, nos ventres criaient famine. Lorsqu'on ne connaît pas le coin, le meilleur restaurant se trouve être le plus proche. En l'occurrence, ce fut La Pétaudière et son pianiste infatigable !

    Bonne et heureuse pioche. L'endroit est petit, je dirais même intime. La déco tout de bois et de cadres façon vieille France a tôt fait de nous mettre à l'aise, et vient le piano. Un air gai, chic et entraînant (tiens ça me dit quelque chose...) démarre, le service aussi. Petit détail amusant : des cravates pendent en liasse sur le côté d'une armoire, impeccablement repassées. « On en change tous les jours, c'est plus pratique si elles sont déjà là » nous explique notre serveur au sourire gravé dans le marbre.

    La cuisine façon bistrot rentre parfaitement dans l'ambiance. La salade composée se fait généreuse, la pizza de même, et notre serveur (toujours dispo !) veille au grain. Sans chichi, on apprécie la belle assiette, les produits sont frais et bien agencés, on n'en demande pas plus pour un bistrot-piano. Côté prix, comptez 10 petits euros pour un plat copieux, 14 euros pour un plat un peu plus sophistiqué, et entre les deux pour accompagner le tout d'une bonne petite bouteille de vin. Edith Piaf, Mireille Mathieu, Nougaro et moult autres pointures de la chanson française nous ont accompagné jusqu'à la fin du repas ; et en accompagneront sûrement bien d'autres encore !


    La Pétaudière
    7, rue Norvins
    75018 Paris
    01.42.54.03.49


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  • Ah Castelnaudary ! La capitale mondiale du cassoulet, point trop n'en faut, offre bien d'autres délices que le fameux plat aux haricots et confit de canard. La Dolce Vita était autrefois un restaurant italien de mauvaise réputation. Depuis son changement de propriétaire, on peut dire qu'il a changé du tout au tout ! Mais lisez plutôt...

    Ce 28 août 2010, les travaux extérieurs n'ont pas encore commencé et l'enseigne bleue contraste bizarrement avec l'intérieur rouge. La décoration se révèle charmante : petites tables nappées de rouge, serviettes assorties, les murs blancs au liseré écarlate apportent de la lumière et de l'espace. Le ventilateur au plafond amène un peu d'air frais, très agréable en cette chaude période !





    Je suis chaleureusement accueilli, on m'installe et déjà, la carte propre au terroir me fait saliver. En entrée, je choisis les escalopes de foie gras mi-cuites sur leur pain d'épice au miel, accompagnées d'une confiture d'abricot (12,50 €). Le foie gras de première qualité se pose délicatement sur le pain d'épices qui libère dès la première bouchée son arôme mielleux. La confiture d'abricot couronne l'ensemble d'une note fruitée. J'aurais tué pour en avoir encore... Si vous n'êtes pas très sucré, laissez de côté la confiture.



    Arrive le plat : lasagnes aux deux saumons. Entendez par là saumon cru et saumon fumé. Honte à moi, j'ai pris la photo après en avoir avalé la moitié... Les amateurs de chair rose en auront pour leur argent (9 €), le cru et le fumé s'accordent à merveille dans leur robe de lasagnes fraîches. Le temps que vous lisiez cette phrase, j'ai déjà englouti le reste de l'assiette !



    En dessert, je me réserve la surprise du chef : la Crème des Anges. Diabétiques et régimes Dukan, passez votre
    Voir taille réellechemin ! Il s'agit de lait concentré sucré par couches interposées de Petit Lu broyés, le tout recouvert d'un somptueux coulis de chocolat noir. Les suicidaires piocheront dans la confiture de mûres rajoutée là, pour le côté fruité encore une fois, mais ce serait gâcher une si belle confiture et un si beau dessert. Gourmand que je suis, je finis la coupe. Et là, surprise, je m'attendais à ce qu'elle me reste sur le ventre mais il n'en est rien ! A 5 € la coupe de sucre, j'y reviendrai (mais pas tous les jours quand même).


    Ce sympathique repas à la carte s'accompagne d'un verre de rosé (1,50 €), et en prime, le sourire de la patronne et du chef. Une adresse incontournable de Castelnaudary, vivement l'an prochain que j'y retourne !

     

    La Dolce Vita
    24, avenue des Pyrénées

    11400 Castelnaudary
    04.68.23.55.85


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