• Max Y Jeremy deuxième du nom, bar à tapas basque, a ouvert ses portes à deux pas du métro République, à Paris. Quatre mois après son ouverture, j'ai eu l'opportunité de le tester avec Ermelinda. A essayer absolument !


    Accueil chaleureux, avec sourire et teint bronzé ! La déco est typiquement basque, donc rouge. Véritable coup de coeur pour le lustre en bouteilles sur fond d'un gigantesque lauburu (la croix basque)... rouge forcément.

    Pas de carte ici, les ardoises sont tenues au jour le jour. Il y a du choix, et du bon ! Tapas au jambon « Bellota » affiné plus de 40 mois, croquetas au jambon cuit ou cru, gaspacho, etc. Voilà qui donne envie, et puisque l'ambiance s'y prête, commençons par un petit cocktail maison ! Le barman nous propose les spécialités : un Besito del Diablo et un Mojito Royal. Respectivement, cela donne une caïpirihna et un mojito agrémentés de purée de fraise.

    Voici nos cocktails servis dans des... pots à confiture ! Max aurait eu l'idée à l'origine, pour des cocktails rapides et originaux. Au passage, la purée de fraise adoucit le cocktail juste ce qu'il faut, c'est un délice. Tout à coup, j'ai hâte de goûter la suite.

    Le chef Leonardo Barrio nous sert en personne ses croquetas au jambon cru. Simplicité et efficacité, le jambon a du goût mais on s'attendait à plus de croustillant pour une croquette. Ni une, ni deux, le chef nous fait l'honneur de préparer illico presto de nouvelles croquetas, cette fois au jambon cuit. En plus d'une coûte craquante au possible, leur goût s'en trouve affirmé par la cuisson du jambon. Et ce n'est que le début...



    Tandis que nous savourons ses créations, Leonardo rejoint notre tablée le temps de nous faire part de son expérience et de sa vision de la cuisine. Après avoir travaillé quatre ans en Espagne auprès des plus grands chefs, il officie aujourd'hui à Paris, dans sa propre cuisine. Sa passion, son envie, c'est « une cuisine simple, où trois ingrédients font un plat, mais qui vous procure le même plaisir que d'autres plats compliqués. »

    Comme pour illustrer son propos, il nous sert ses Gambas al ajillo. Trois brochettes de grosses crevettes saupoudrées de piment d'Espelette, surmontées d'une fine lamelle d'ail légèrement revenu à la poêle. Ajoutez à cela un mince filet d'huile d'olive espagnole, la meilleure forcément, et c'est tout. Le piment réchauffe le palais, suivi de très près par la fraîcheur de la crevette, le tout embaumé par l'ail qui laisse en bouche une envie d'en reprendre. On tire sur la paille de son cocktail, encore une bouchée, fraîche moiteur.


    A 20 h, la salle se remplit à vitesse grand V ! Mais Leonardo ne se laisse pas débiner. Il enchaîne avec ma tapa préférée du repas, de loin : le magret de canard à la fraise saupoudré de gros sel. Il affirme : « Je cuisine jusqu'à voir des étoiles dans les yeux de mes goûteurs ! ». Je confirme, plutôt deux fois qu'une ! Avec un morceau de fraise, le magret se révèle d'une douceur infinie, on croirait déguster une mousse à peine salée. Juste avec le jus de fraise, cela donne une viande parfumée, très légère. Les friands du sucré-salé seront ravis, les autres conquis.


    Le repas se poursuit avec une tortilla. oeuf, pommes de terre en petits quartiers, oignons confits pendant cinq heures. Une cuisine simple, encore et toujours. La cuisson est parfaite. On fond littéralement pour le coeur d'oignons (et non pas d'artichaut), j'ai juste eu le temps d'y goûter qu'il a disparu dans le gosier d'Ermelinda ! Amateurs d'oignons, la tortilla de Leonardo est votre plat !




    Arrive le poisson. Quelque chose me dit que ce chef n'a pas fini de me surprendre. Turbot aux asperges avec sa voilette en galette de riz. Délicat, comme une demoiselle qui repose sur des petits coussins verts, on ose à peine l'effleurer de sa fourchette. Le poisson flotte un moment sur la langue, puis fond comme neige au soleil lorsqu'on croque ses petites asperges. La voilette sert surtout à la déco, mais fait partie du jeu. « Parfois, une petite touche de magie suffit à rendre un plat inoubliable ! » nous confie-t-il avec un sourire.


    Enfin, il est temps de passer au dessert. Dans une grande assiette, quatre petites choses : un brownie au chocolat blanc, un autre au chocolat noir, plus un riz au lait et un tiramisù tous deux coiffés d'un cigare. Un ensemble simple, savoureux, surtout le tiramisù aux Spéculos broyés (les Italiens crieront à l'hérésie) qui se pare d'une robe de sucre sur un corps de café. Oh la belle ! La grande surprise de ce dessert reste cependant le brownie au chocolat blanc. Le chef en fait un voyage immaculé, aérien, lui conférant son arôme sans l'énormissime dose de sucre. Un must-taste !

    La note se fait douce pour deux personnes : 31 € sans les cocktails, lesquels oscillent entre 8 et 10 €. Rassurez-vous, les bières du pays et les softs tournent plutôt dans les 4 €.

    Nous repartons délicieusement repus, avec l'assurance d'y revenir nombreux ! Chaleureux, c'est le mot pour Max Y Jeremy !

    Max Y Jeremy
    6, rue Charles François Dupuis
    75003 Paris
    Tel : 01.42.78.00.68


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  • Une adresse incontournable pour ceux qui ont trois heures à perdre et un estomac en béton armé.

    Le Patio Opéra est l'un des deux restaurants Patio de Paris. On le trouve, comme son nom l'indique, près de l'Opéra Garnier, mais inutile de vous en rappeler. Alors que la déco du restaurant et de la « cantina » s'avérait prometteuse, le patio s'avère plutôt pauvre : quelques plantes vertes, un sol en lattes de bois, de grands parasols ouverts (il est 19h30, cherchez l'erreur). Pas de musique, pas d'éclairage.

    Passons sur la carte écrite en italien et en corse, le service limite poli et les chaises trempées. Il aura fallu trois heures pour nous servir un entrée-plat-dessert, donc prévoyez votre soirée !

    La salade de poulpe ne ressemble à rien, visuellement comme gustativement.
    Quant à la tomate-mozzarella, rien à dire, sinon qu'il est facile de couper une tomate en huit et de l'encercler de mozzarella.

    Pas de couteau. Les plats sont massacrés à l'avance, on a dû croire que point trop n'en fallait. Ah non, c'était un oubli. Heureusement que nous étions annoncés...

    En plats : une pièce de b?uf de qualité médiocre, et un cochon de lait rôti au miel, où il fallait chercher le miel dans le gras.

    Il fait nuit à présent, et toujours pas d'éclairage ("voyez" vous-même)
    Les glaces se mangent dans une ambiance froide. Trop sucrées, elles restent sur l'estomac.

    L'addition : 40 ? sans les boissons. Ça fait cher la mal-bouffe. Finalement, le restaurant Patio Opéra, c'est comme une rupture, mais avec la restauration. Ça fait mal sur le coup, mais on en rit en y repensant. On en rit jaune.

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