• Envie d'une bonne salade ? La brasserie Le Cristal, dans le VIIIème arrondissement de Paris, est le lieu rêvé !

    Non loin du boulevard Haussmann, la devanture orange du Cristal rappelle la chaleur du sud, et pour cause, sa carte se veut dévouée au sud-ouest ! En ces premiers jours de chaleur, je pris soin de réserver : l'endroit est souvent plein !

    Le service est net, propre, un brin nerveux mais c'est le sud qui veut cela. Et rapide ! Pour me remettre de la mésaventure du Longchamp de Carcassonne, je commande une Biquette tandis qu'une amie se fend d'une Salade du cristal.

    Copieuses, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Les produits sont frais, archi-frais, que demander de plus en ces jours de cuisson estivale ?

    La Biquette (salade, tomates, toast de chèvre chaud, pommes sautées) me prouve qu'il est encore possible de trouver une vraie salade de chèvre sur Paris. La salade croque, les tomates sont fraîches, le chèvre fond délicatement... Vous rêvez ? Non je vous assure, ça existe encore, à la perfection !






    La Salade du Cristal (salade, tomates, saumon fumé, crevettes, pommes à l'huile) se rapproche des côtes avec une spécialité poissonnière. Le plus : le saumon fumé accompagné des pommes à l'huile. Pas très régime, mais il faut savoir se faire plaisir parfois !

    Surtout qu'à 9,90 ? une salade pareille, ça donne envie d'y retourner !


    Seul petit bémol : il y a beaucoup de monde dans peu d'espace, on s'entend difficilement.

    Brasserie Cristal
    27 Rue Vignon
    75008 Paris
    01.47.42.46.53

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  • A l'heure du déjeuner, une de mes collègues, Ermelinda, m'a proposé un petit restaurant thaïlandais dans le XVIème. En grand amateur de cuisine asiatique, j'étais impatient d'y aller !

    Arrivés dans la rue La Fontanie, nous cherchons « Chez Nelly ». Gauche, droite, rien... Si ! Là, une minuscule devanture qui ne fait pas plus d'un mètre de large. L'entrée ne paie pas de mine, et pourtant...

    Une fois à l'intérieur, tout change. Le sourire de Nelly (est-ce son vrai nom ?), le service propre et discret de son mari, les drôles de luminaires en tissu qui pendent dans les 10 m² de la salle. L'ensemble est charmant ! Mais la place manque, et nous patientons dix minutes afin d'avoir une table.

    Coup de c?ur pour l'affiche : « Toi demander crédit. Moi pas donner crédit. Toi fâché... Moi donner crédit. Toi pas payer. Moi fâché... Moi préfère toi fâché. » On rit, on aime déjà !

    Je n'ai malheureusement pas goûté le plat d'Ermelinda, et ne me rappelle plus du nom. En revanche, j'ai gardé l'agréable souvenir de ma brioche à la viande, généreuse et bien garnie ! Mes yakitori (brochettes de viande avec une sauce sucrée) étaient parfaits, du b?uf sucré, quel régal ! Et mes raviolis vapeur à la crevette, avec la petite sauce maison qui adoucit l'ensemble... Un repas tout en velours de vapeur, dans la plus grande simplicité, avec un plaisir authentique.

    La cuisine est faite maison, et on peut apprécier les bières chinoises, japonaises, thaïlandaises... Pour le coup, j'ai plutôt opté pour le jus de litchee, bien frais ! Ne manquait plus que la musique traditionnelle dans des hauts-parleurs bousillés, le savoureux cliché aurait été parfait. Quoique non, la salle est trop petite pour cela, mais je suis sûr que les plats ont le même goût à emporter !

    Pensez à réserver !

    Chez Nelly
    39 Rue La Fontaine
    75016 Paris
    Tel : 01.40.50.66.23


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  • L'ancien élève de Joël Robuchon ouvrait son restaurant en avril dernier. Un mois après, j'y entre, curieux, pour découvrir une cuisine soignée dans un cadre sobre. Bonne pioche !

    La devanture est sobre mais chic. C'est Maud Lesur, la décoratrice du restaurant de Joël Robuchon, qui s'est chargé d'aménager celui de l'élève. Tout de noir et de crème, l'entrée impressionne et l'intérieur transpire l'austérité.

    La première impression passée, j'admets qu'on est bien installé. La salle est bien éclairée, les tables sont à une distance correcte les unes par rapport aux autres... C'est parti !


    Qu'on ne se leurre pas, on s'attaque à de la cuisine gastronomique ! La carte propose de jolis mets : oeuf de poule cuit laqué façon piperade, tourteau dans une gelée acidulée à l'avocat, crémeux aux fruits de la passion... Les prix suivent. On va de 30 € à 40 € pour les entrées, tandis que les plats oscillent entre 60 € et 90 €. La carte des vins accompagnent en conséquence. Ce sera le menu du déjeuner à 38 € pour moi !
    Du pain frais, du bon beurre pour mettre en appétit, esprit français oblige ! De première qualité s'il vous plaît. L'amuse-bouche suit : verrine de foie gras avec son émulsion de parmesan. Très fin, tendre au palais, le foie gras adoucit le parmesan très salé. Après cela, je m'attends à un repas musclé !

    Mais il n'en sera rien. L'entrée arrive : chairs de saint-pierre au citron et à la coriandre.N'étant pas un grand fan du poisson, j'appréhendais. J'ai eu tort ! Le poisson rafraîchit de par son petit lait de coco ; tandis que l'ensemble est relevé d'une pointe d'acidité par des morceaux de citron confit et la coriandre. Mais rien à voir avec l'amuse-bouche, je suis presque déçu. Presque.


    Arrive le plat principal : ris de veau aux carottes, aromatisé à la blette.
    Cuisson parfaite. La viande est presque fondante sur la langue. Les carottes sont juste assez cuites pour rester croquantes et fraîches. La blette accompagne le tout d'un petit goût amer. De petits carrés de sauge ravivent encore le goût. Une touche fraîche et forte qui relève l'ensemble, mais un peu lourde à la longue. Ajoutez à cela un fond de veau pour épaissir la viande, presque flottante mais savoureuse. Encore une fois, aucun rapport avec l'amuse-bouche si puissant, mais à ce niveau, ce n'est plus qu'un détail.
     

     

    Là, c'est mon moment préféré du repas : le dessert ! J'opte pour une coupe de fraises avec son sorbet aux herbes (menthe, persil plat et coriandre). Déçu...
    Les fraises seules sont succulentes, sucrées à point malgré la saison. Le sorbet se laisse déguster par petites portions. Les deux ensemble... Il n'y a plus de goût. Le sorbet couvre totalement la saveur des fraises, le mariage est raté, je prononce le divorce !

    Mon compagnon de table, Jean-Philippe Durand, a choisi le sablé au citron avec sa boule de glace au citron. Apparemment fameux !


     

    Dans l'ensemble, un repas savoureux, harmonieux, un bon repas ! Un brin plus épicé pour suivre l'amuse-bouche, un rien qui manque presque mais on se régale. Je m'attendais à des portions moindres pour de la cuisine gastronomique. Quant au dessert... Dommage, vraiment dommage !

    Frédéric Simonin
    25, rue Bayen - 75017 Paris
    01.45.74.74.74
    Ouvert du mardi au samedi
    Déjeuner : 12 h 00 -14 h 30
    Dîner : 19 h 30 - 23 h 00
    Métro Ternes, ligne 2

    Retrouvez mes autres articles sur le site maison.com, dont cette critique un peu plus développée ici.


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  • David Reinhardt vaut-il une indigestion de graisse ? Pas sûr... Mais j'ai tenté tout de même l'Atelier Charonne avec quelques collègues.

    L'ambiance est faussement intime. Comprenez par là qu'on n'y voit goutte et qu'on ne s'entend pas à cause de la musique crachée par les hauts-parleurs bas de gamme. Pour tenter de me rassurer, je scrute une carte disparate : cuisine du Sud-Ouest, asiatique ou latino... A croire que le chef connaît toutes les cuisines, c'est louche ! Dans le doute, je choisis courageusement le cheese-burger avec frites. Du gras au gras à peine cuit, un vrai régal à prix prohibitif. Ne parlons pas des desserts à 8,50 €...

    Mes collègues ont la même surprise, la plus probante se présente sous la forme d'une assiette de charcuterie et de fromages. Du gras avec du gras, et un peu de beurre qu'on a du mal à nommer « fromage ». Heureusement, David Reinhardt, le petit-fils de Jango Reinhardt, nous console de cette infortune de table (les hauts-parleurs se sont éteints, ouf !). A défaut de régaler nos papilles, l'Atelier Charonne ravit nos oreilles. Je n'ai pas osé tenter les cocktails, j'y retournerai peut-être. Pour le jazz.


    Crédits photo :
    Junk Flood , le blog de Salomé Lagresle, geekette invétérée et adulée et acidulée et que tous les geeks aiment (ouf, tout ça !).


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  • Le restaurant italien L'Infinite se veut romantique, mais en dépit d'une cuisine impeccable, il y a encore un peu de boulot niveau ambiance. Ou peut-être était-ce dû au fait que j'étais accompagné d'un ami et non de ma douce...

    En cette pluvieuse soirée, Nicolas et moi-même nous retrouvons devant le restaurant, trempés jusqu'à l'estomac. Une fois à l'intérieur (du restaurant, pas de l'estomac), je suis d'abord frappé par la déco : cuivre au plafond, briques au mur, vieux comptoir abîmé et affiches Vogue partout... Sympa, mais on repassera pour le romantisme. Le petit fond de musique jazzy aurait pu jouer, s'il n'était pas suivi par un morceau de R'n'B de temps à autres. Vite, à table ! Histoire de passer à autre chose...

    On commence avec un petit cocktail, histoire de réchauffer les chiens mouillés que nous sommes. Nicolas ne prend pas de risques avec un mojito (8 €). Pour ma part, je suis très tenté par le Maquis (8,5 €) : vodka, basilic, ananas, pomme, citron vert, sucre de canne. Grand bien m'en prit ! La vodka et le sucre s'enveloppent l'un l'autre, les fruits chatouillent mon palais en ronronnant, ça va déjà mieux.


    Les préliminaires sont finis, place à l'action ou plutôt à l'entrée ! Nicolas se fend d'un assortiment de légumes grillés (14 €). J'y goûte avec plaisir (et avec sa permission) : les aubergines, courgettes et autres tomates croquent et fondent à la fois, je regrette presque de ne pas avoir choisi ce plat. (cliquez pour agrandir la photo)


    Mais ce serait insulter ma chiffonnade de jambon de Parme avec son chèvre frais (14,5 €). Le jambon est salé juste ce qu'il faut, je savoure d'autant plus que le chèvre est exceptionnel. Le serveur nous informe : « On a mis du temps à trouver un bon fromager. Maintenant qu'on l'a, on ne le lâche plus ». Je note... Un charmant petit rouge français accompagne l'ensemble d'une note sucrée. A 22 € la bouteille, nous l'aurions bien vidée à deux, mais si nos estomacs ne sont pas raisonnables, nos foies essaient.





    Les plats à présent. Entre les pâtes, les viandes et quelques plats frenchy, on a vite fait le tour du menu. Puisque nous sommes dans un restaurant italien, les pâtes semblent tout indiquées. Nicolas penche pour les tagliolini (des bébé tagliatelles) aux asperges et jambon de Parme (14,5 €). Un plat qui se révèle tout en légèreté, une surprise étant donné la quantité bien sympathique de l'assiette. L'asperge et le jambon se marient à merveille, jouant de l'amer et du salé sur un voile de crème fraîche. Un voile de soie.



    Pour bibi, ce seront des casereccie (prononcer cazérétchhh) au fromage italien (13 €). J'ai d'abord cru à de la crème fraîche dans mon assiette, mais que nenni, c'était bien ledit fromage italien qui embrassait mes pâtes. Je dégustais un plat tout en fromage et à la fois tout en légèreté. Pâtes al dente, fromage très doux et encore une fois une assiette réellement bien remplie. Pourtant le ventre ne pèse pas à la sortie. On a affaire à une vraie cuisine italienne.



    Un petit tour sur la carte des desserts, mais alors vraiment tout petit. Quatre desserts se serrent dans un coin du menu, c'est presque triste. Mais c'est sans surprise qu'on retrouve la même qualité de cuisine. Ce sera un tiramisù au nutella (8 €) pour Nicolas, qui n'en reviendra pas. Ou plutôt qui promet d'y revenir au moins pour ce dessert. Pana cota pour moi (7 €). Fraîche, légère et tendrement fruitée avec son coulis de mûres, je ne peux réprimer un sourire de délectation. Je crois que tout est dit.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    L'Infinite
    50, boulevard du Temple
    75011 Paris
    01.47.00.43.84
    Métro République (lignes 3 ; 5 ; 8 ; 9 et 11)

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