• L'Infinite, la rose dans l'assiette

    Le restaurant italien L'Infinite se veut romantique, mais en dépit d'une cuisine impeccable, il y a encore un peu de boulot niveau ambiance. Ou peut-être était-ce dû au fait que j'étais accompagné d'un ami et non de ma douce...

    En cette pluvieuse soirée, Nicolas et moi-même nous retrouvons devant le restaurant, trempés jusqu'à l'estomac. Une fois à l'intérieur (du restaurant, pas de l'estomac), je suis d'abord frappé par la déco : cuivre au plafond, briques au mur, vieux comptoir abîmé et affiches Vogue partout... Sympa, mais on repassera pour le romantisme. Le petit fond de musique jazzy aurait pu jouer, s'il n'était pas suivi par un morceau de R'n'B de temps à autres. Vite, à table ! Histoire de passer à autre chose...

    On commence avec un petit cocktail, histoire de réchauffer les chiens mouillés que nous sommes. Nicolas ne prend pas de risques avec un mojito (8 €). Pour ma part, je suis très tenté par le Maquis (8,5 €) : vodka, basilic, ananas, pomme, citron vert, sucre de canne. Grand bien m'en prit ! La vodka et le sucre s'enveloppent l'un l'autre, les fruits chatouillent mon palais en ronronnant, ça va déjà mieux.


    Les préliminaires sont finis, place à l'action ou plutôt à l'entrée ! Nicolas se fend d'un assortiment de légumes grillés (14 €). J'y goûte avec plaisir (et avec sa permission) : les aubergines, courgettes et autres tomates croquent et fondent à la fois, je regrette presque de ne pas avoir choisi ce plat. (cliquez pour agrandir la photo)


    Mais ce serait insulter ma chiffonnade de jambon de Parme avec son chèvre frais (14,5 €). Le jambon est salé juste ce qu'il faut, je savoure d'autant plus que le chèvre est exceptionnel. Le serveur nous informe : « On a mis du temps à trouver un bon fromager. Maintenant qu'on l'a, on ne le lâche plus ». Je note... Un charmant petit rouge français accompagne l'ensemble d'une note sucrée. A 22 € la bouteille, nous l'aurions bien vidée à deux, mais si nos estomacs ne sont pas raisonnables, nos foies essaient.





    Les plats à présent. Entre les pâtes, les viandes et quelques plats frenchy, on a vite fait le tour du menu. Puisque nous sommes dans un restaurant italien, les pâtes semblent tout indiquées. Nicolas penche pour les tagliolini (des bébé tagliatelles) aux asperges et jambon de Parme (14,5 €). Un plat qui se révèle tout en légèreté, une surprise étant donné la quantité bien sympathique de l'assiette. L'asperge et le jambon se marient à merveille, jouant de l'amer et du salé sur un voile de crème fraîche. Un voile de soie.



    Pour bibi, ce seront des casereccie (prononcer cazérétchhh) au fromage italien (13 €). J'ai d'abord cru à de la crème fraîche dans mon assiette, mais que nenni, c'était bien ledit fromage italien qui embrassait mes pâtes. Je dégustais un plat tout en fromage et à la fois tout en légèreté. Pâtes al dente, fromage très doux et encore une fois une assiette réellement bien remplie. Pourtant le ventre ne pèse pas à la sortie. On a affaire à une vraie cuisine italienne.



    Un petit tour sur la carte des desserts, mais alors vraiment tout petit. Quatre desserts se serrent dans un coin du menu, c'est presque triste. Mais c'est sans surprise qu'on retrouve la même qualité de cuisine. Ce sera un tiramisù au nutella (8 €) pour Nicolas, qui n'en reviendra pas. Ou plutôt qui promet d'y revenir au moins pour ce dessert. Pana cota pour moi (7 €). Fraîche, légère et tendrement fruitée avec son coulis de mûres, je ne peux réprimer un sourire de délectation. Je crois que tout est dit.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    L'Infinite
    50, boulevard du Temple
    75011 Paris
    01.47.00.43.84
    Métro République (lignes 3 ; 5 ; 8 ; 9 et 11)

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