• En passionné de chocolat, je me devais de faire un grand tour du Salon du Chocolat. Quatre heures n'ont pas suffi pour faire la moitié du salon, c'est immensément grand, et immensément gourmand... Gare à la crise de foie (dit-il) ! Mais trêve de plaisanteries, je vous ai préparé une petite sélection des stands à ne pas manquer, non exhaustive donc n'hésitez pas à partager vos propres découvertes !


    La surprise pétillante de la soirée se trouve au stand de Charles Chocolartisan, c'est la pâte à tartiner qui crépite !
    Le temps de laisser la pâte fondre tendrement sur la langue, des petits morceaux se libèrent et là... Paf ! On sent littéralement les petits grains exploser sur le palais comme un feu d'artifice, c'est juste incroyable ! Au même stand, la pâte à tartiner au piment d'Espelette s'est également révélée très surprenante, idéale pour une entrée très originale. www.pateatartiner.fr




    Une autre spécialité rigolote, juste à droite lorsque vous entrez : les confitures politiques du Furet Tanrade. Si vous avez envie de Ségolène Royal (façon de parler), ce sera une gelée de gingembre et de cannelle. Jacques Chirac est représenté par une confiture de pommes aromatisée à la Corona. Pour Jean-Louis Borloo, ce sera une gelée de Beaujolais Nouveau... On rit beaucoup, et les confitures sont succulentes en plus d'être originales. www.le-furet-tanrade.fr



    A goûter également, l'Espérantine de Marseille, un chocolat à l'huile d'olive. Celle-ci remplace les matières grasses végétales utilisées dans la fabrication du chocolat, ainsi qu'une partie du sucre. On obtient une douceur légère, avec un petit accent d'olive qui fait chaud au cœur. www.esperantine-de-marseille.com





    Amoureux du sucré-salé, allez tout au fond du Salon pour trouver les foies gras Grolière. Ce n'est pas tant ce produit qui nous intéresse, mais les confitures qui les accompagnent. Au choix : chutney de figues ou oignons confits... au chocolat bien sûr ! Ma préférence va au chutney de figues pour leur note bien fruitée, mais les oignons confits s'accordent tout aussi bien au chocolat, et au foie gras. PS : leurs rillettes de canard sont excellentes, pensez-y si vous avez un petit creux. www.foiegras-groliere.com




    Je finis cette sélection avec un stand un peu sérieux, qui allie la fantaisie de l'or et la beauté du don.



    La Chocolaterie de Puyricard vous propose de graver votre nom sur un chocolat doré à l'or fin (1 micron). C'est beau, c'est bon et on s'amuse délicatement à customiser son chocolat. Prenez le temps d'admirer la sculpture en chocolat, également dorée, qui exprime la solidarité de par ses deux mains empoignées. Pour la petite histoire, Michel Palarielle (photo) met en place au Vietnam des emplois dans la filière cacaotière en direction de victimes de la dioxine. Soudainement, on savoure davantage... www.puyricard.fr


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    Pressé par le temps, on cherche tous à midi la petite gargote qui saura nous sustenter vite et bien. Si vous êtes dans le coin de Levallois-Perret, faites un tour au croisement de la rue Voltaire et de la rue Carnot. Au Pain Quotidien fait partie de ces boulangeries sympa où les sourires se font écho, mais pas que. Sandwiches bien garnis, plats bien variés et desserts originaux, c'est peu de le dire !

    Entendez par là des éclairs à la fraise tagada ou au coquelicot, et une religieuse à la framboise, pour ce que j'ai pu goûter. Ces parfums inhabituels surprennent agréablement, on change du bon vieil éclair au chocolat. Petit revers de la médaille : ces douceurs se révèleront peut-être trop sucrées pour certains non-aficionados. Un petit moment de plaisir, ça se savoure bien au triple non ?
     
    Coup de coeur : la bébé formule sandwich + boisson + dessert improbable = 6,60 €
     
    Métro Anatole France, ligne 3.

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  • En sortant de l'espace Dalì avec des amies, nos ventres criaient famine. Lorsqu'on ne connaît pas le coin, le meilleur restaurant se trouve être le plus proche. En l'occurrence, ce fut La Pétaudière et son pianiste infatigable !

    Bonne et heureuse pioche. L'endroit est petit, je dirais même intime. La déco tout de bois et de cadres façon vieille France a tôt fait de nous mettre à l'aise, et vient le piano. Un air gai, chic et entraînant (tiens ça me dit quelque chose...) démarre, le service aussi. Petit détail amusant : des cravates pendent en liasse sur le côté d'une armoire, impeccablement repassées. « On en change tous les jours, c'est plus pratique si elles sont déjà là » nous explique notre serveur au sourire gravé dans le marbre.

    La cuisine façon bistrot rentre parfaitement dans l'ambiance. La salade composée se fait généreuse, la pizza de même, et notre serveur (toujours dispo !) veille au grain. Sans chichi, on apprécie la belle assiette, les produits sont frais et bien agencés, on n'en demande pas plus pour un bistrot-piano. Côté prix, comptez 10 petits euros pour un plat copieux, 14 euros pour un plat un peu plus sophistiqué, et entre les deux pour accompagner le tout d'une bonne petite bouteille de vin. Edith Piaf, Mireille Mathieu, Nougaro et moult autres pointures de la chanson française nous ont accompagné jusqu'à la fin du repas ; et en accompagneront sûrement bien d'autres encore !


    La Pétaudière
    7, rue Norvins
    75018 Paris
    01.42.54.03.49


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  • Ah Castelnaudary ! La capitale mondiale du cassoulet, point trop n'en faut, offre bien d'autres délices que le fameux plat aux haricots et confit de canard. La Dolce Vita était autrefois un restaurant italien de mauvaise réputation. Depuis son changement de propriétaire, on peut dire qu'il a changé du tout au tout ! Mais lisez plutôt...

    Ce 28 août 2010, les travaux extérieurs n'ont pas encore commencé et l'enseigne bleue contraste bizarrement avec l'intérieur rouge. La décoration se révèle charmante : petites tables nappées de rouge, serviettes assorties, les murs blancs au liseré écarlate apportent de la lumière et de l'espace. Le ventilateur au plafond amène un peu d'air frais, très agréable en cette chaude période !





    Je suis chaleureusement accueilli, on m'installe et déjà, la carte propre au terroir me fait saliver. En entrée, je choisis les escalopes de foie gras mi-cuites sur leur pain d'épice au miel, accompagnées d'une confiture d'abricot (12,50 €). Le foie gras de première qualité se pose délicatement sur le pain d'épices qui libère dès la première bouchée son arôme mielleux. La confiture d'abricot couronne l'ensemble d'une note fruitée. J'aurais tué pour en avoir encore... Si vous n'êtes pas très sucré, laissez de côté la confiture.



    Arrive le plat : lasagnes aux deux saumons. Entendez par là saumon cru et saumon fumé. Honte à moi, j'ai pris la photo après en avoir avalé la moitié... Les amateurs de chair rose en auront pour leur argent (9 €), le cru et le fumé s'accordent à merveille dans leur robe de lasagnes fraîches. Le temps que vous lisiez cette phrase, j'ai déjà englouti le reste de l'assiette !



    En dessert, je me réserve la surprise du chef : la Crème des Anges. Diabétiques et régimes Dukan, passez votre
    Voir taille réellechemin ! Il s'agit de lait concentré sucré par couches interposées de Petit Lu broyés, le tout recouvert d'un somptueux coulis de chocolat noir. Les suicidaires piocheront dans la confiture de mûres rajoutée là, pour le côté fruité encore une fois, mais ce serait gâcher une si belle confiture et un si beau dessert. Gourmand que je suis, je finis la coupe. Et là, surprise, je m'attendais à ce qu'elle me reste sur le ventre mais il n'en est rien ! A 5 € la coupe de sucre, j'y reviendrai (mais pas tous les jours quand même).


    Ce sympathique repas à la carte s'accompagne d'un verre de rosé (1,50 €), et en prime, le sourire de la patronne et du chef. Une adresse incontournable de Castelnaudary, vivement l'an prochain que j'y retourne !

     

    La Dolce Vita
    24, avenue des Pyrénées

    11400 Castelnaudary
    04.68.23.55.85


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  • Après une dure matinée de labeur, beaucoup se ruent à la boulangerie du coin en faisant fi des restaurants à la sempiternelle devanture rouge bordeaux, et avec raison pour la plupart. Mais avec les collègues, nous avons souhaité laisser sa chance au restaurant italien La Zuppiera.

    L'endroit est plein, et pour cause, on se bouscule dans tous les coins tant l'endroit est étriqué. Avec ce temps maussade, pas question de prendre la terrasse d'autant plus que nos amis fumeurs en ont déjà investi la moitié. Ils sont trois, nous sommes six, on se marche littéralement dessus. A défaut de croiser les jambes, on croise celles de ses voisins, bonjour l'intimité. Mais le service est sympa, rien que pour cela, on lui laisse une chance. Je regretterai ma pensée une fois le déjeuner terminé, ayant pris un menu dans la figure et esquivé trois assiettes durant le service.

    Un spaghetti bolognaise pour moi, des pizzas et un "Juste Equilibre" pour ma collègue au régime ultra-protéiné. Elle demande de remplacer la garniture par des haricots verts, aucun souci. Le juste équilibre tient en une assiette de boeuf flanqué de haricots donc. Le régime est respecté mais la qualité un peu moins : le boeuf est nerveux, les haricots un peu trop verts. Rungis semble loin...

    A côté, les pizzas ont l'air succulentes (je regrette de n'avoir pris mon appareil photo), bien qu'un peu brûlées sur le côté. Qu'à cela ne tienne, on est assez grand pour ne plus finir la croûte, mais qu'en est-il des fanas de pâte cuite ? Et voici mon spaghetti qui arrive. Sans cuillère. Sommes-nous vraiment dans un restaurant italien ?

    Au moins, il y a du parmesan, mais la vilaine surprise : du parmesan surgelé ! Je crie à l'hérésie, mais finit mon plat, il fait faim tout de même. Pas difficile de faire les mêmes chez soi. Je suis déçu, pourtant mes collègues apprécient leurs pizzas et même les haricots semblent meilleurs. Presque.

    Au final, rien de plus qu'un sempiternel restaurant parisien qui se donne un genre. Seule l'addition vaut le coup d'y jeter une papille : 63 € pour 6 plats.


    La Zuppiera
    154, avenue de Wagram
    75017 Paris
    01.46.22.80.10


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